«
»

Top

Méditer pour mieux se soigner

9 févr. 2016 • 45 commentaires

Méditer pour mieux se soigner
Après avoir fait ses preuves contre l'anxiété, le stress ou la douleur, la méditation de pleine conscience pourrait aussi aider les enfants obèses à perdre du poids.
Débarrassée de sa dimension spirituelle, la mindfulness, ou méditation de pleine conscience, est aujourd'hui largement utilisée dans un but thérapeutique afin de soulager les souffrances psychiques ou physiques. Mise au point dans les années 1980 par le scientifique américain John Kabat-Zin pour réduire le stress, la méditation de pleine conscience a depuis confirmé son intérêt dans diverses indications.

Dernier exemple en date, une étude publiée en janvier dans la revue Helyon suggère que la méditation de pleine conscience pourrait aider les enfants obèses à perdre du poids. Dans leurs travaux, les chercheurs de l'université de médecine de Vandervilt, dans le Tennessee aux États-Unis, ont montré que les enfants en surpoids ou obèses présentent une connexion de la zone du cerveau liée à l'impulsivité beaucoup plus intense que les enfants de poids normal. Pour les scientifiques, la méditation pourrait corriger ce défaut de connectivité dans le cerveau des jeunes obèses, et ainsi les aider à réduire leurs comportements impulsifs face à la nourriture.

Un outil thérapeutique formidable

«La méditation de pleine conscience, on le sait, est un outil thérapeutique formidable pour maîtriser l'impulsivité. Cette dernière pouvant se définir comme le désir de résoudre immédiatement tout inconfort qu'il soit psychique ou physique», explique le Dr François Bourgognon, psychiatre au CHRU de Nancy et auteur de Savoir pour guérir: la méditation en dix questions (Mona Édition). Chez l'adulte obèse en raison d'hyperphagie boulimique, la pratique de méditation a fait ses preuves depuis longtemps. «Elle entraîne une diminution de la fréquence des crises de boulimie et leur intensité», précise François Bourgognon.

Les preuves de l'efficacité de la méditation se multiplient, mais quel en est le mécanisme? Méditer, c'est s'arrêter, ressentir, observer et laisser les choses être telles qu'elles sont. «Or notre esprit passe son temps à commenter notre vie, à se faire du cinéma. La méditation de pleine conscience va nous apprendre à ressentir nos sensations corporelles et donc à être relié à nos besoins sans que cela passe par le mental », explique Jeanne Siaud-Facchin, psychologue et auteur deTout est là, juste là (Odile Jacob), un livre sur la méditation de pleine conscience pour les enfants et adolescents. La méditation va donc influer sur l'état de santé en permettant une distanciation avec les pensées et en améliorant les capacités d'acceptation envers les émotions et sensations désagréables ou douloureuses.

C'est ce qui explique sans doute pourquoi la liste des troubles et maladies pouvant bénéficier de la méditation ne cesse de s'allonger. En France, elle est entrée à l'hôpital il y a une quinzaine d'années, avec comme indication la gestion du stress et des troubles anxieux ou encore prévention des rechutes dépressives. Dans cette dernière indication, la méditation s'est en effet révélée aussi efficace que la prise d'antidépresseurs, comme l'a confirmé un essai randomisé en double aveugle publié par la très sérieuse revue médicale The Lancet en avril 2015.

Bien se faire accompagner

Certains services hospitaliers la proposent aujourd'hui dans des pathologies aussi difficiles que les troubles bipolaires ou la schizophrénie. «Mais dans ces maladies, comme dans la dépression, la méditation n'est jamais indiquée au cours des phases aiguës », met cependant en garde le Pr Raymund Schwan, chef du pôle de psychiatrie du CHRU de Nancy. La pratique est également proposée aux patients pour gérer la douleur ou leur angoisse face à une maladie chronique. Elle n'a pas d'effets directs sur les symptômes, mais elle va améliorer la qualité de vie des malades.
Mais attention: l'outil est redoutablement efficace, à condition d'être correctement utilisé. «Il n'est pas raisonnable de s'engager dans un programme de mindfulness pour soigner un état pathologique sans avoir consulté au préalable un spécialiste. Les états anxieux et dépressifs peuvent nécessiter des traitements médicamenteux et/ou psychothérapique avant l'étape mindfulness. Dans ce contexte, il n'est pas plus raisonnable de se faire accompagner par des non-soignants qui ne seront pas compétents pour gérer des décompensations anxieuses ou dépressives », souligne le Dr Bourgognon.

Par ailleurs, si méditer ne réclame aucune compétence particulière, cela exige une certaine motivation. Pour constater des résultats, il est en effet nécessaire de pratiquer tous les jours au moins 45 minutes pendant deux mois. «Et contrairement à ce que l'on pense, la méditation ce n'est pas de la relaxation. Cela demande un effort, d'être actif, ce n'est pas toujours confortable», explique le Pr Raymund Schwan.

Le Figaro Santé

Commentaires

le 10/02/2016

Merci. 

le 10/02/2016

Merci @JulienP très intéressant.

Je trouve la MEDITATION tres interessante après c'est un vrai sport, pas évident et il faut persévérer dans le temps effectivement.

De plus nous sommes très souvent acaparés par nos activités, pressés, trop stimulés par notre environnement etc

Par contre en HOPITAL côté MEDITATION durant hospitalisation publique Je N ai pu que constater aucune proposition de MEDITATION, ni d'atelier, un psy débordé une fois par semaine!

D'ailleurs quelqu'un pourrait-il m'expliquer pour qu'elle raison on met obligatoirement les patients en pyjama toute la journée au début et pourquoi tout est obligatoirement blanc  la deco et le personnel? 

Quelle est la cause relle? Quel est l'objectif Recherché?

Car le blanc pour remonter le moral pas terrible y compris le manque De repaire relatif à la suppression temporaire de ses affaires!

Anne06
le 10/02/2016

cela marche il vraiment

le 10/02/2016

Le blanc, c est le bien. 

Le noir, c est le mal.

C est vrai que des couleur pastel à l hôpital, c est plus agréable. 

Qd j ai été hospitalisée, j avais une chambre aux murs bleu clair.

cancer1
le 18/02/2016

Bonjour à toutes et à tous, je fais de la dépression de type bipolaire depuis l 'Age de 35 ans et j' avais du temps libre car j' étais en invalidité de type 2 alors j' avais le temps de lire.

J' ai étudié la Philosophie Bouddhique Tibétaine pendant 25 ans et j' ai eu une formation avec un Lama pour effectuer de La Méditation et de la Relaxation.

J' ai pris Refuge (Bapteme chez les chrétiens) en mars 2002 et pour améliorer mon hygiène de vie et ma façon de pensée, j' effectue 3 séances de Méditation qui me retirent mes angoisses et je fais 2 séances de Relaxation qui me détend beaucoup. 

Depuis ce jour, je me suis retrouvé en harmonie avec moi MEME malgré mes Pathologie que j' arrive maintenant à gérer sans problème.

je reconnais qu' il faut Etre aider pour effectuer une bonne Méditation car il faut faire passer le subconscient sur la conscience pour méditer cependant chaque séance apporte une solution à un problème que l' on se pose.

Pour la Relaxation, il faut un minimum d' une heure pour bien l' effectuer cependant cela apporte que de la détente , du Bien-Etre et on ne ressent presque plus ces douloureuses douleurs pendant au moins un heure 30 minutes.

Je poste se ressenti pour les membres qui seraient attirés par la Méditation et la Relaxation qui sont très utiles pour son confort du tout les jours.

Je vous souhaite à toutes et à tous, une excellence journée ainsi qu' un bon rétablissement.

Amicalement.

Cancer1 ou Patrick ou Activité Altruiste Immaculé.......

Les petits points que j' ajoute derrière mes prénoms veulent dire Amour Et Compassion.

Om Mani Padmè Houng.

Cordialement.

Vous aimerez aussi

Vivre avec un trouble bipolaire

Trouble bipolaire

Vivre avec un trouble bipolaire

Lire l'article
L’angoisse du déconfinement

L’angoisse du déconfinement

Lire l'article
Déconfinement - Comment vivre avec le coronavirus ?

Déconfinement - Comment vivre avec le coronavirus ?

Lire l'article
En savoir plus sur le Méthotrexate

En savoir plus sur le Méthotrexate

Lire l'article