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Douleurs neuropathiques ou inflammatoires : les distinguer pour mieux les soulager

13 août 2018 • 178 commentaires

Douleurs neuropathiques ou inflammatoires : les distinguer pour mieux les soulager

Les douleurs neuropathiques sont provoquées par une atteinte des nerfs tandis que les douleurs inflammatoires, les plus fréquentes, sont dues à une lésion des tissus (piqûre, infection...).

Chacun d’entre nous l’a ressenti au moins un jour dans sa chair et son esprit : la douleur recouvre différentes sensations, les unes physiques, les autres mentales. En le formulant autrement, ressentir une douleur, "c’est avoir mal au corps, mais c’est aussi en souffrir émotionnellement", expliquait récemment Françoise Laroche, rhumatologue à l’hôpital Saint-Antoine (Paris).

Or, dans la composante du corps en souffrance, on distingue deux mécanismes : une lésion des chairs, et l’on parle alors d’une douleur inflammatoire, ou bien d’une atteinte des nerfs, ce qui vaut alors à la douleur d’être qualifiée de neuropathique. Les distinguer revêt une grande importance. Car l’une et l’autre douleurs ne répondent pas aux mêmes traitements.

La douleur inflammatoire

La première, de loin la plus fréquente, est désignée par les spécialistes sous le nom de "douleur nociceptive", du nom des récepteurs qui tapissent en densité variable la peau, les articulations, les muscles, les viscères. Un coup, un pincement, une piqûre, une morsure, le chaud et le froid, une substance toxique, l’inflammation induite par une infection… Tout cela va activer les récepteurs de la douleur, qui se présentent sous la forme de terminaisons nerveuses.

Bien sûr, ils ne réagissent que si la stimulation dépasse un certain seuil, et que l’intégrité des tissus qu’ils sont chargés de surveiller est menacée. Leur rôle consiste à en informer le cerveau : un signal d’alerte est ainsi transmis par les nerfs jusqu’aux différentes structures cérébrales chargées de le décrypter. S’ensuit alors une cascade de réactions corporelles et psychiques, et notamment, la libération d’endorphines, des hormones ayant le même effet que la morphine pour calmer la douleur.

Douleur neuropathique : privilégier les traitements locaux

C’est pourquoi la morphine est un médicament utilisé quand la douleur inflammatoire devient aiguë. Mais elle n’est pas d’une grande aide pour soulager l’autre douleur, la neuropathique. "Pour que la morphine soit efficace dans ces cas, il faudrait l’administrer à fortes doses, ce qui va de pair avec de nombreux effets secondaires, dont certains très dangereux, précise le Dr Didier Bouhassira, neurologue à l’hôpital Ambroise-Paré. L’aspirine et les anti-inflammatoires prescrits quand une douleur est inflammatoire n’auront guère d’effet si la douleur est neuropathique. Car elle n’est pas déclenchée par les mêmes mécanismes, puisqu’elle est issue de lésions nerveuses.

Comme l’explique le Pr Serge Perrot, rhumatologue et responsable du centre de la douleur de l’hôpital Cochin (Paris), la douleur neuropathique peut être établie "quand un nerf est abîmé par de la chirurgie, du zona, une amputation, une tumeur…". Que faire dans ces cas ? Il faut privilégier des traitements locaux avec des patches anesthésiques, ou de la capsaïcine, composant actif du piment, qui détruit les petits nerfs, ou encore des traitements électriques transcutanés.

Mais une douleur neuropathique peut également se révéler plus diffuse, lorsqu’elle provient d’une atteinte du système nerveux central, et il faut alors se tourner vers d’autres traitements : des antidépresseurs ou des antiépileptiques, même s’il n’y a ni dépression, ni épilepsie, pour moduler les voies de la douleur. Et de fait, souligne le Pr Perrot, "on n’aura recours à la morphine ou à ses dérivés qu’en troisième intention".

-> 7% de la population souffre de douleurs neuropathiques

Concrètement, la douleur neuropathique se manifeste de façon très différente de la nociceptive, ce qui facilite le diagnostic. Brûlures, décharges électriques, démangeaisons, picotements en sont la signature, souvent associés à d’autres symptômes, troubles du sommeil, fatigue, anxiété, dépression et hypersensibilité, ou, au contraire, hyposensibilité. Ces symptômes sont loin d’être rares, si l’on en croit les chiffres divulgués par le livre blanc de la douleur, que vient de publier la Société française d’études du traitement de la douleur (Sfetd). On y apprend que 7 % de la population se plaint de douleurs neuropathiques. Mais aussi que celles-ci concernent 3 à 10 % des malades traités pour un cancer, et qu’elles surviennent une fois sur deux après une intervention chirurgicale.

Le Figaro Santé

Commentaires

le 20/10/2018

@pseudo-masqué‍  toujours pas de réponse à mon message du 13/10 à 15h13 concernant la névralgie pudendale  Si vous avez une réponse je suis preneuse, merci par avance.

Bon week-end 

le 21/10/2018

Bien dit Danone 16 ...... 

le 21/10/2018

@pseudo-masqué Moi je suis à la retraite depuis 15 ans !

Je n'aurai jamais pût travailler avec cette douleur chronique !

Hier j'ai eu droit à une infiltration ! je déguste, je fais absolument tout ce que l'on me propose, je suis prête à faire tout ce qui d'ordre expérimental ! je n'en peux plus de souffrir ainsi.

L'acuponcture n'est pas curative !

Bon courage à toutes et tous.

le 21/10/2018

@pseudo-masqué Merci de ta réponse. En ce qui me concerne j’ai l’impression que mes douleurs se font sentir par période... et quand je suis fatiguée c’est terrible!! Je suis toujours en activité de travail (la retraite est dans 10 ans, minimum...) mais j’envisage de plus en plus un congé longue maladie fractionné...  je ne sais pas quoi faire 

Bonne après-midi

le 21/10/2018

@pseudo-masqué    Bonjour,  excusez moi, mais chaque fois Que je viens sur ce site  le clavier de mon portable fait n'importe quoi,  Je vois Que je ne suis pas la seule.....  Je lis  Que vous souffrez de douleurs neuropathiques, j'ai un syndrome sec des voies aeriennes , j'avais la langue et les lèvres gonflées,  Je ne pouvais plus avaler.....et surtout la langue électrique, ce qui me rendait dépressive....  Après m'être intéressée à Mon problème , puisque à part le laroxyl , rien d'autre,  Je me suis mise aux jus crus de fruits et legumes, par extracteur, je fais ça le matin,  cela fait deux mois, et je me sens de mieux en mieux,  ....  Surtout la langue ....elle n'est plus électrique, donc je m'imagine UN peu ce Que peuvent être vos douleurs....

Voila ce Que je peux vous apporter, car je ne pensais pas m'en sortir, et si cela  peut vous être utile,  ....!

Bonne fin d'Après midi......  Elodie.

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