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Réchauffement climatique : la santé humaine sous pression

26 mars 2015 • 5 commentaires

Réchauffement climatique : la santé humaine sous pression
Les premiers effets du changement climatique sur la santé sont déjà perceptibles et risquent de chambouler les priorités sanitaires, mettent en garde des experts français en santé publique.

Si les menaces physiques du réchauffement climatique (fonte de la banquise, montée du niveau de la mer, pics de pollution etc…) sont bien connues et même prédictibles sur plusieurs années, elles ont aussi de nombreuses répercussions sur la santé humaine, parfois de manière détournée. Afin de déterminer efficacement ces risques, le Haut conseil de la santé publique, organe consultatif du ministère de la Santé, a mené une étude depuis 2013 sur les impacts sanitaires liés au réchauffement du climat.

Les résultats, présentés lundi en conférence de presse par le professeur Jean-François Toussaint, sont alarmants: selon le rapport, c'est tout l'environnement sanitaire humain qui sera modifié par le changement climatique. Les premiers bouleversement sont déjà visibles et pourraient vite s'amplifier, estiment les experts.

Les seniors seront les premiers touchés

Le réchauffement climatique a tout d'abord un impact direct sur les populations vulnérables: les personnes âgées, les jeunes enfants et les individus en situation précaire. Selon le rapport, le nombre de morts augmente dès que la température moyenne dépasse les 25°C. Le réchauffement favoriserait aussi l'apparition de phénomènes extrêmes, en particulier des canicules, et ferait des ravages dans une population toujours plus vieillissante. Enfin le rayonnement solaire provoquerait aussi, par l'augmentation de la durée d'ensoleillement estivale, l'apparition de cancers ou de mélanomes cutanés: ceux-ci ont augmenté de 45 % chez les hommes et de 19% chez les femmes entre 1990 et 2010.

Les maladies infectieuses pourraient avoir des dynamiques inédites et atteindre de nouvelles régions. En effet, «les changements climatiques peuvent modifier et rendre imprévisibles les évolutions d'espèces microbiennes» et ainsi avoir «des effets directs et immédiats sur le paysage infectieux auquel est confrontée notre espèce», prévient l'étude. Le moustique vecteur de la dengue Aedes albopictus est par exemple présent dans le sud-est de la France depuis 2010. Si son implantation est le fruit de l'intensification des échanges internationaux et de l'usage massif d'antibactériens induisant des résistances accrues, le réchauffement climatique y a aussi contribué, estime le Haut conseil de la santé publique.

L'économie et l'agriculture impactent la santé

Mais certains dangers sanitaires sont aussi imprévisibles. Le rapport recommande de ne pas «réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples de cause à effet». En effet, le réchauffement augmente les risques d'incendie et de submersion/inondation des littoraux très concentrés en population, et selon le rapport, il faudrait «dès à présent envisager certaines relocalisations». Les effets sur la biodiversité pourraient se répercuter sur l'économie et la production agricole, posant de sérieux problèmes de nutrition.

Si le Haut conseil de la santé publique recommande d'intégrer ces notions de complexité et de vision à long terme dans les réflexions politiques, il préconise surtout d'agir en amont afin d'éviter un tel scénario. Cela nécessite de réduire drastiquement les émissions de gaz carbonique, en renonçant totalement aux énergies fossiles d'ici 2100. Quand on lui demande quelles sont les chances que l'humanité suive ces directives, le président du Haut conseil de la santé publique Roger Salamon affirme, fataliste: «infimes, entre 3 et 5%».

Le Figaro santé

Commentaires

le 26/03/2015

merci julien.

le 27/03/2015

Les changements climatiques en cours ne sont pas dus à la seule activité humaine. La planète est un "organisme" vivant lui aussi. Il y a déjà eu des ères glaciaires et des ères de réchauffement bien avant que la présence de l'homme soit conséquente, la dérive des continents est toujours en oeuvre...
En revanche l'activité humaine avec un impact direct sur l'atmosphère que nous respirons, l'eau que nous utilisons, la terre sur laquelle nous marchons... conditionne  la santé de chacun. Voilà pourquoi les grandes firmes agro-pétro-chimiques devraient être tenues de respecter l'environnement, notre environnement.
Nous ne pouvons pas grand chose sur les bouleversements climatiques en cours à part interdire la construction en zones inondables etc, etc. En revanche nous pouvons, si nos élus le veulent vraiment, arrêter relativement rapidement de nous empoisonner nous mêmes.
Ceux qui rapportent tous les changements climatiques à la seule activité humaine cherchent à nous tromper et je n'arrive pas à comprendre leurs intentions réelles.

le 28/03/2015

Merci Julien , 

J'ai moi même deux enfants avec un asthme très très sévère, quand il Ya de la pollution ça se ressent ,je doit leur mettre un masque pour sortir sinon ils ont du mal a respirer et ça déclenche une crise d'asthme. et nous somme entourer d'usine , portant on en parle mieux maintenant qu'il Ya quelques année en arrière , mais Ya du chemin a faire .

le 29/03/2015

Bonjour à tous!!

Ce sujet tombe bien, il y a 3 jours j'ai lu un article d'un grand chercheur aux états-unis qui disaient que l'on mettais en place un système de "peur positive" contrairement à la "peur négative". En gros, dans les infos ils nous disent que si on fait des tous des efforts, on arrivera un jour à éviter toujours et encore le réchauffement climatique. Le fait d’informer les gens en leurs disant de faire des efforts leur fait penser qu'il y a toujours un espoir, donc on fait des efforts  : c'est la peur positive, celle qui nous fait avancé. En revanche, si les hauts placés affirmer que "le réchauffement climatique est enclencher, il n'y a plus rien à faire", et bien beaucoup de personnes stresserai et ne ferai plus rien.

Hors, les chercheurs savent et ont prouvés que le réchauffement climatique est, belle et bien enclenché et irrévocable!! Bon, il faut savoir que les 3/4 de la pollution viennent en priorité des usines et des industries. Donc, si minime soient les efforts qu'on fassent,  ça ne fera vraiment pas grand chose, mais au moins on espère qu'on aide. On se sent utile, bonnes actions effectués, sensation de mettre tout en oeuvre pour éviter ça. 

Cependant, la vérité est que oui, comme dis si bien @damedepic, en effet il y a aussi un réchauffement climatique "normal", mais ce réchauffement est trop élevé en température pour que cette période soit naturelle. Donc oui, je suis d'accord avec lui, d'abords aux entreprises et aux élus qui EUX, SAVENT!! Ce n'est pas que la petit population comme nous qui ne jouons même pas 25% sur ce réchauffement. Et bien  sûr qu'on peux prendre le vélo ou aller à pied pour travailler, bien sûr qu'il faut faire attention à ne pas faire n'importe quoi avec trop de produits toxiques. Mais même si toutes les personnes de la vie ordinaire fairaient un effort, le réchauffement climatique et tout ce qui s'en suit est enclenché et irréversible. 

Ouvrons les yeux : l'homme est en train de se détruire par ses nouvelles technologies de plus en plus avancés, et il détruit aussi sa planète. 

Bref, personnellement je fais des efforts car j'ai l'habitude et je fais très attention à tous : je me déplace peu en voiture, mange bio,locale et équitable le plus possible, fait des économies d'eau, d'électricité et de chauffage au maximum (pour la facture aussi ça fait pas de mal hihihi) mais c'est un leurre de me dire que "je participe à ce que la planète aille mieux, c'est juste un choix de vie.

Conclusion : quoi que soit les choix de chacun, la planète est en pleine mutation, et elle est voué à mourir à petit feu par l'homme, ses propres habitants.

 
le 29/03/2015

En partageant les même comportements utiles pour la santé, j'arrive à une conclusion très divergente de la tienne sunshineoceane2. A mon avis le réchauffement climatique n'est pas dû, prioritairement, à l'activité humaine, même si elle joue sa petite part dans la partition. Pour ma part, même s'il y a une inversion des pôles en cours, éventuellement, ou une activité solaire perturbante pour nous, ou tout autre facteur géophysique impliquant des modifications climatiques sur la planète, je pense que l'homme a les capacités de s'adapter, comme il l'a fait en des ères antérieures.
Notre planète n'est certes pas éternelle, mais à l'aune de la vie humaine, elle a encore de belles ères devant elle. Je ne pense pas que l'homme soit en mesure de l'anéantir, même en cherchant à le faire. Cette vision défaitiste n'est pas la mienne.  

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