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OMS : 16 millions de morts évitables grâce à la prévention

20 janv. 2015

OMS : 16 millions de morts évitables grâce à la prévention
Peut mieux faire. L’Organisation Mondiale de la Santé livre son bilan annuel sur la lutte contre les maladies non-transmissibles dans le monde. Les États doivent accentuer leurs efforts.

En matière de prévention des maladies non-transmissibles, la tendance est à l’amélioration. Mais le monde a encore beaucoup à faire pour réduire le fardeau économique et démographique du cancer, des maladies cardiovasculaires et pulmonaires, ou encore du diabète.
« La communauté internationale a l’opportunité de modifier le cours de l’épidémie de maladies non-transmissibles », souligne la directrice générale de l’Organisation Mondiale de la Santé, Margaret Chan. Dans son dernier rapport, l’OMS fixe les 9 objectifs à mettre en place dès 2015.

1 à 3 dollars par an

Sur 38 millions de décès liés aux maladies non-transmissibles en 2012, 42 % étaient prématurés (avant 70 ans) et évitables. Pour améliorer la prévention en 2015, l’OMS met en avant des solutions coût-efficaces, qui nécessitent donc peu d’investissement mais dont le rendement est maximal. « En n’investissant qu’un à trois dollars par personne et par an, les Etats pourraient réduire fortement les maladies non-transmissibles et les décès liés », commente le Dr Chan.
Ces investissements sont calculés pour représenter un poids minime dans le budget des pays à faible ou moyen revenu. L’objectif : éviter 16 millions de décès annuels. La France n’est pas épargnée : 87 % des décès sont liés aux maladies non-transmissibles.

Un accent sur les pays à faible revenu

L’OMS propose des mesures simples à échelle nationale : lutte contre le tabagisme, la malbouffe, la consommation excessive d’alcool et l’inactivité physique. Mais la réduction des maladies non-transmissibles aura aussi un prix pour les Etats : un système de santé universel. Au Brésil par exemple, la mortalité liée à ces maladies a reculé de 1,8 % grâce à un accès élargi aux soins primaires.

« En 2015, chaque État doit mettre en place des objectifs nationaux et des actions coût-efficaces. S’ils ne le font pas, des milliers de vie continueront à être perdues trop tôt », martèle Margaret Chan. Les pays à faible ou moyen revenu sont particulièrement concernés : ils représentent les 3/4 des décès liés aux maladies non-transmissibles… et 86 % des décès prématurés.
La situation est d’autant plus critique que tous les outils sont disponibles pour réduire la mortalité. « Notre planète possède la connaissance et les ressources nécessaires pour atteindre les 9 objectifs d’ici 2025 », conclut le Dr Oleg Chestnov, directeur général adjoint chargé des maladies non transmissibles et de la santé mentale. « Ne pas atteindre ces objectifs serait inacceptable. »

Pourquoidocteur.fr

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