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Médicaments en vente libre: seule une minorité est efficace

3 déc. 2015 • 20 commentaires

Médicaments en vente libre: seule une minorité est efficace
Seule une minorité de médicaments en vente libre, parmi les plus utilisés contre le rhume, le mal de gorge, la grippe ou les troubles intestinaux, est efficace et inoffensive, selon une étude du magazine 60 Millions de consommateurs dévoilée jeudi.
 
Le magazine a concentré son enquête sur les 61 médicaments les plus vendus tels que Actifed rhume jour et nuit, Caliptol inhalant, Fervex, Oscillococcinum, Néo-Codion ou encore Vicks vaporub, Lysopaïne, Strepsils, Gaviscon, Immodium et Microlax.
 
Ces médicaments ont été passés "au crible" sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, auteur de plusieurs ouvrages sur les médicaments et l'automédication, ainsi que Hélène Berthelot, pharmacienne.
 
Sur ces 61 médicaments, 28 sont tout simplement +à proscrire+, "le rapport bénéfice/risque étant défavorable en automédication".
 
Vingt sont classés "faute de mieux": leur efficacité est "faible ou non prouvée mais ils n'ont pas, peu ou très rarement d'effets indésirables", explique le journal.
 
Seuls 13 d'entre eux -comme le sirop Clarix toux sèche, Humex adultes toux sèche dextrométhorphane abricot, Vicks vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Maalox sans sucre- ont un rapport bénéfice/risque favorable et sont "à privilégier".
 
"Ces résultats montrent que ces médicaments, bien que vendus sans ordonnance, ne sont pas des produits de consommation comme les autres", commente le journal dans un communiqué.
 
Les médicaments à proscrire, selon 60 Millions de consommateurs, "comportent trop de contre-indications et des effets indésirables disproportionnés pour soigner des maux passagers, sans compter que certains contiennent des substances inefficaces".
 
Le journal met en garde en particulier sur les médicaments associant plusieurs substances (par exemple le paracétamol combiné au pseudoéphédrine et tripolidine) qui décuple les risques d'accidents cardio-vasculaires et neurologiques.
 
La part de marché de l'automédication en France (en volume) est limitée à 15,4% (-0,3 point) pour une moyenne européenne de 32,3% en 2014.
 
Mais les industriels du médicament estiment que l'automédication a sa place pour traiter des pathologies mineures dont la prise en charge financière n'est plus considérée comme prioritaire.
 
Pourtant, la pratique est jugée à risque par de nombreux professionnels de santé en raison des éventuels effets secondaires, des interactions médicamenteuses ou encore du non respect de la durée des traitements.


Lemoniteurdespharmacies.fr

Commentaires

kitty52
le 06/12/2015

@damedepic ,pour ton mal de gorge,le maxilase ne suffisait pas!c est juste un anti-oedemateux que l on donne qd la personne ne peut plus avaler!l ideal est un collutoire a pulveriser en fond de gorge avec un anesthesiant+un antiseptique locale;et l on peut completer avec des pastilles pour le reste de la journee!

donc je pense que le maxilase a du jouer sur votre tension,pour que vous ayez des maux de tete!

pour la solutricine,cela existe encore,mais plus du tout la meme formule;il n y a plus rien dedans!

rien de tel que notre bon vieux Vicks vaporub,qui est toujours aussi efficasse,que cela soit en application poitrine et dos ou en inhalation!

maritima
le 06/12/2015

Oui, @kitty52, on a enlevé de la Solutricine son élément essentiel: l'antibiotique qu'elle contenait et ce, pour des raisons de santé! En effet, à force de sucer ces pastilles (très agréables au goût) les gens développaient une antibio-résistance qui auraient pu leur être néfaste en cas de maladies plus graves qu'un mal de gorge. Moi aussi, je regrette la Solutricine d'antan: avec sa suppression c'est un peu une boite à souvenirs qui s'est refermée.

le 07/12/2015

Ce que tu indiques, @kitty52 , c'est ce que j'avais l'intention de prendre en entrant dans la pharmacie... mais une employée m'a "vendu un mauvais conseil" et c'est pourquoi je dis que plus jamais je ne me laisserai influencer dans une pharmacie !!!!

manosuave
le 08/12/2015

Mon conseil : arrêter les médocs et rechercher des solutions plus naturelles, phytothérapie, aromathérapie, etc.., de préférence bio, sans oublier que le premier médicament c'est l'aliment.. Evidemment ça demande un peu plus d'investissement personnel.. Bon appétit..

gerom45
le 08/12/2015

Bonjour, Je serai presque du côté de manosuave. Tous les produits chimiques soignent une maladie et vous en déclenchent une autre. Il y a toujours les effets indésirables. La médecine douce est une méthode de prévention. Il est certain que malade, il est un peu tard. Malgré qu'on peux forcer les doses, il y a moins de risques. Depuis plusieurs années, mon anti-grippe est en médecine douce. Chacun sa méthode.   

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