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Les Samu se préparent au risque d'attaque chimique

19 nov. 2015 • 178 commentaires

Les Samu se préparent au risque d'attaque chimique
Le ministère de la Santé a publié dimanche un arrêté dotant les Samu de plus grandes quantités d'atropine, seul antidote contre certains gaz très toxiques.
 
Le gouvernement se prépare sérieusement à l'éventualité d'une attaque aux gaz neurotoxiques pendant la Cop 21, conférence internationale sur le climat qui conduira de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement à Paris du 29 novembre au 11 décembre. Pour preuve, un arrêté du ministère de la Santé, paru dans le Journal officiel dimanche, prévoit qu'un format particulièrement grand de sulfate d'atropine, un antidote contre certains gaz toxiques, soit fourni aux Samu par la Pharmacie centrale des armées avant le début de la manifestation.
 
«Cette mesure était prévue dans la préparation de la COP21 et n'a pas été prise suite aux attentats de vendredi. C'est une précaution mise en oeuvre dans le cadre des grands rassemblements», affirme la Direction générale de la Santé au Figaro.
 
L'arrêté crée une dérogation pour que l'atropine injectable en grand conditionnement (40 mg/20ml) produite par la seule pharmacie centrale des armées puisse être distribuée à temps aux Samu pour soigner des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés, comme les gaz sarin, Tabun, Soman et VX, pendant la durée de la Cop21. L'armée a obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour ce grand format de sulfate d'atropine le 3 novembre. Les réserves en atropine du stock stratégique de produits de santé de l'Etat, mises en place dans le cadre du plan Piratox, étaient jusqu'alors composées de produits de moindre concentration (1 mg/ml), précise la DGS.
 
Découverts après la première guerre mondiale, les gaz neurotoxiques organophosphorés ont notamment pour effet de ralentir le rythme cardiaque. «L'atropine est un antidote efficace et connu de longue date contre ces anticholinestérasiques», explique le Pr Michel Plotkine, pharmacologue (Université Paris Descartes/Société française de pharmacologie). Il est aussi utilisé au quotidien en médecine, mais «dans des conditionnements beaucoup plus faibles», de l'ordre d'un millilitre, explique le Dr Eric Le Carpentier, directeur médical adjoint du Samu 94. «Dans les situations d'attaques chimiques, on a besoin de grandes quantités. Pour les urgentistes qui ne disposaient jusque là que de doses standards, cela signifie casser beaucoup de petites ampoules, ce n'est pas pratique». Or la rapidité d'exécution des soins dans ces circonstances est déterminante.
 

Le Figaro Santé

Commentaires

lys222
le 19/11/2015

.

Chris31
le 19/11/2015

Bonjour , n'alimentons pas les esprits et la psychose ... Certes le risque existe , et la vigilance s'impose ...

Bonne journée 

lys222
le 19/11/2015

.

maritima
le 19/11/2015

Entièrement d'accord  car enfin, l'on ne doterait pas les SAMU de telles quantité d'atropine s'il n'y avait pas anguille sous roche. A mon sens, les gaz neurotoxiques sont extrêmement sournois et meurtriers et permettent d'atteindre des centaines de personnes en peu de temps.C'est , de plus , pas très cher.

le 19/11/2015

Pas réjouissant.

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