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La prévention, stratégie gagnante pour les maladies mentales aussi

18 juin 2014 • 12 commentaires

La prévention, stratégie gagnante pour les maladies mentales aussi

Plus d’un Français sur deux déclare être concerné par les maladies mentales selon une enquête Ipsos-Fondamental-Klesia conduite pour la circonstance. « Le fardeau des maladies neuropsychiatriques, dépression, addictions, schizophrénie, bipolarité et troubles obsessionnels compulsifs, est en train de dépasser celui des cancers et des maladies cardiovasculaires », signale le Pr Marion Leboyer, directrice de la Fondation Fondamental. Et pourtant, les leviers de la prévention peuvent être mobilisés à tous les stades de l’évolution de ces maladies.

La prévention primaire d’abord, en empêchant l’entrée dans la maladie (entre l’âge de 15 et 25 ans habituellement) par la connaissance et le dépistage des sujets à risque (sur complications obstétricales, infections néonatales et périnatales, addiction cannabique, histoire familiale de maladies mentales, migration récente, etc.) : les maladies mentales naissant elles aussi de la rencontre de gènes de susceptibilité et de facteurs environnementaux.

L’intérêt des Centres Experts

Deuxième axe, la prévention secondaire. L’enjeu est de diagnostiquer et de soigner précocement. Mettre en place des stratégies thérapeutiques personnalisées est un facteur pronostique extrêmement favorable qui, en évitant les rechutes, ralentit l’évolution, limite le handicap et la stigmatisation. « Or, le retard au diagnostic de troubles bipolaires est de 10 ans…, regrette le Pr Leboyer, alors qu’il existe un stabilisateur de l’humeur efficace ».

La psychiatrie est aujourd’hui encore peu organisée et les Centres experts mis en place par la Fondation, plateformes de diagnostic et de recherche, constituent un modèle à généraliser dès que ceux-ci seront évalués et labellisés. Ces Centres experts, intégrés dans les parcours de soins spécialisés, aujourd’hui à disposition pour les troubles bipolaires, la dépression résistante, le syndrome d’Asperger ou la schizophrénie, permettent, après deux jours d’un bilan complet par une équipe multidisciplinaire, d’explorer toutes les facettes de la prévention. Ils sont aussi une excellente occasion de promouvoir et conduire des travaux de recherche.

Enfin, la prévention tertiaire est, elle aussi indispensable : elle consiste à choisir la psychothérapie la plus adaptée, à proposer une psychoéducation pour, retarder, voire éviter, la rechute. « Dix séances de 2 heures, en groupe, diminuent de moitié le taux de rechutes », rapporte-t-elle.

LeQuotidiendumédecin.fr

Commentaires

scoobidoo
le 18/06/2014

Bonjour,

Parler de prévention quand on a tant de difficultés à obtenir un rendez-vous pas trop lointain. Il faudrait penser à régler les problèmes dans l'ordre. Quand il s'agit de santé publique, ça n'est pas souvent le cas.

Mettre la charrue avant les bœufs ça ne marche pas !

Francine

le 18/06/2014

En meme temps un groupe multidiciplinaire , moi je ne serais pas contre , les diagnostiques seraient peut étre mieux posés , je vous donne mon cas , au début , j'allais voir des spécialistes un peu partout en France , a fin de trouver des solutions a mes soucis , mais la situation n'évaluait pas vite , alors , je me suis adressé a l'un de nos grands CHU , dans l'espoire que la , les médecins se concerteraient entre eux , pour une médication plus efficace , eh! Bien qu'elle ne fut pas pas surprise quand je du constater que les chefs de services ne se connaissaient pas entre eux , encore plus fort , dans cet établissement , j'avais rencontré un gasto enterologue , il devait remettre son compte-rendu a une spécialiste du sommeil , un étage plus bas , je l'ai vue , devant mes yeux préparer un courrier, ça a été plus fort que moi la , je lui ai dit:"Vous déconnez la ? Vous pouvez lui transmétre comme ça , elle est juste l'étage en dessous de vous", il m'a regardé , l'air indigné "Dit donc toi le patient, toi qui est une merde , qui ne connait rien , qui te permet de me parler ainsi?" avaient l'air de dirent ses yeux , il a remis son enveloppe en place , m'a tendu le compte rendu , en me disant:"-Vous pouvez lui emmener si vous le souhaitez", j'en revenais pas , entre ces personnes , il n'y a jamais eu de contacts me concernant , chacun son service et sa spécialité, en faite , j'aurais continuais comme avant ça n'aurait rien changé, vous voulez plus fort? j'ai ! Ce meme monsieur m'a fait une fibroscopie , il m'a passait un tuyaux dans la gorge , a la meme periode , j'avais des écoulements nasale , qui me faisais stagner des glaires dans la gorge , cela n'étant pas de sa spécialité , 15 jours plus tard j'ai du en repasser une autre avec un ORL , aaaaaaaaaah, combien je donnerais pour qu'il y aient des "docteur House" en France  

loulie
le 18/06/2014

niveau bipolarité j'innove : y'a eu personne de chez personne ni du côté de ma mère ni du paternel ayant développé une bipolarité

Per/sonne. Donc j'me méfiais pas du tout mouai

"juste" une grosse dépression de mon cousin et deux plus petites dont ils se sont sortis dans la famille de ma mère.

verveine
le 20/06/2014

oui avec des "Si" on refait le monde. Mais les centres de psychoéducation il n'y en a pas partout il faut se déplacer avoir les moyens d'être hebergée etc. A développer plus, plus peut-être. Ensuite, quand la bipolarité est génétique vous pensez bien que cela reste tabou dans les familles françaises et qu'on ne va pas facilement mettre cette étiquette sur une famille. On attend des fois trois générations... 

Après aussi, tout est une question de budget pour le Gouvernement, la bipolarité est une maladie qui n'a pas les mêmes répercussions que la sclérose en plaques par exemple, il faut du temps avant d'avoir les fonds nécessaires pour faire bouger les choses. Mais le sujet est intéressant et le débat vaut la peine d'être ouvert pour nous. Merci Julien.

gromimi
le 23/06/2014

DMP : parlons en! en avril, lors d'une hospitalisation, j'ai pris connaissance des principes de ce dossier et l'ai fait ouvrir, croyant qu'il pourrait me servir chez le ou les médecins, et qu'ils auraient tous le dossier médical me concernant, mis à jour au fur et à mesure.

 que non. et pour cause : mon médecin m'a dit qu'il n'avait pas le logiciel pour le lire,et que ce logiciel, il devait se le "payer". donc, il n'était pas d'accord pour investir! alors à quoi ça sert que les patients s' inscrivent au programme pour éviter les "doublons" d'examens en tout genre, donc faire faire des économies au système si les professionnels ne font pas d'effort, eux?

résultat : le petit autocollant sur ma carte vitale ne sert à rien!!

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