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La crise de 2008 a favorisé la prise de poids

28 mai 2014

La crise de 2008 a favorisé la prise de poids

La crise financière a modifié la qualité des repas pris par une partie des citoyens des 34 pays membres de l'OCDE, selon un rapport publié mardi.

Jusqu'en 1980, moins de 10 % des adultes vivant dans l'OCDE étaient obèses, contre 18 % actuellement. Dans un document présenté ce mercredi lors du congrès européen sur l'obésité à Sofia (Bulgarie), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) rappelle qu'en moyenne, plus de la moitié des adultes, et un enfant sur cinq, affichent des surcharges pondérales dans les pays membres de l'organisation. Et même si la progression de l'obésité a plutôt ralenti au cours des cinq dernières années dans l'OCDE, elle a connu un rebond dans certains pays lors de la crise économique de 2008-2009.

La crise a entraîné une réduction des dépenses alimentaires et une consommation accrue de produits bon marché et plus riches en calories. Selon le rapport, chaque augmentation de 1 % du taux de chômage aux États-Unis s'est traduite par une baisse de la consommation de 5,6 % des fruits et légumes entre 2007 et 2009. Au Royaume-Uni, les dépenses alimentaires ont baissé de 8,5 % en termes réels en 2008-2009, mais sans impact sur la consommation de calories, celle-ci étant même légèrement en hausse. Une étude australienne a aussi montré que les personnes touchées par la crise avaient un risque de devenir obèses supérieur de 20 % à celles n'ayant pas été touchées.

Un fardeau social

Après avoir connu une croissance très rapide dans les années 90, la situation s'est stabilisée et les taux d'obésité n'augmentent plus dans des pays comme le Royaume-Uni, l'Italie et les États-Unis. Dans d'autres pays en revanche, les taux ont continué à augmenter au rythme de 2 à 3 % par an. Il s'agit de l'Australie, du Canada, de la France, du Mexique, de l'Espagne et de la Suisse, note l'OCDE.

L'obésité, qui favorise les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains cancers, constitue un lourd fardeau social et humain pour les pays de l'OCDE. Les personnes atteintes d'une obésité sévère meurent en moyenne dix ans plus tôt que les personnes ayant un poids normal, note le rapport.

La prise en charge de la surcharge pondérale représente en moyenne 3 % des dépenses de santé des différents pays, voire entre 5 et 10 % aux États-Unis. Les pays le plus touchés sont le Mexique, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, où on dénombre en moyenne plus de 30 % d'obèses.

Le Figaro

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