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D'ici cinq ans, plus de médecins spécialistes que de généralistes

16 juin 2014 • 15 commentaires

D'ici cinq ans, plus de médecins spécialistes que de généralistes

Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) a dévoilé, jeudi 5 juin, la nouvelle édition de son rapport sur la démographie médicale. Au 1er janvier 2014, le CNOM recensait 198 760 médecins dits en « activité régulière ». En légère baisse de 0,3% par rapport à l'année 2013, ce chiffre vient confirmer la stabilisation des effectifs qui, selon le CNOM, devraient stagner jusqu'en 2020.

Toujours moins de généralistes

La baisse des médecins généralistes s'accentue. Entre 2007 (date de la première parution de l'Atlas) et 2014, elle est de 6,5%, avec 90 630 médecins aujourd'hui. Sur la même période, le nombre de médecins spécialistes a augmenté de 6,1%, pour atteindre 84 335 praticiens. La tendance devrait se confirmer jusqu'en 2020. Selon les prévisions de l'ordre, le rapport de force se sera alors inversé.

Les médecins retraités travaillent de plus en plus

Le cumul emploi-retraite est en pleine progression. Les effectifs des médecins retraités actifs continuent à augmenter, avec + 18,2% en 2013. Ils sont aujourd'hui 12946, soit cinq fois plus qu'en 2007.

Ce cumul concerne plus spécifiquement les praticiens âgés de 65 à 69 ans. Les retraités actifs se concentrent surtout dans les territoires bien pourvus en médecins.

L'Ile-de-France moins attractive

La région a perdu de son attractivité. Entre 2007 et et 2014, avec - 5,6%, elle enregistre la plus forte diminution des effectifs en activité totale (généralistes et spécialistes). La région Pays-de-la-Loire recense, elle, la plus forte hausse (+5,3%).

C'est aussi en Ile-de-France que la densité des généralistes a le plus baissé. En 2007, elle était parmi les régions où la densité était la plus forte, mais avec 132,7 généralistes pour  100 000 habitants, elle est aujourd'hui dans la moyenne.

Entre 2007 et 2014, Paris est le département où le nombre de généralistes a le plus baissé, avec - 21,4%. Soit plus que l'Aisne (-18,1%), la Nièvre ou le Val-de-Marne (-17,9%). Mais il reste celui où la densité est la plus forte, avec 200,3 médecins pour 100 000 habitants.

Toujours plus de femmes

Les femmes représentent désormais 44% des médecins en activité régulière (+ 1%), soit six points de plus qu'en 2007. Et elles représentent 58 % des nouveaux inscrits au tableau de l'ordre.

LeMonde.fr

Commentaires

arnica
le 16/06/2014

ce sont en effet des réalités Julien.

peut t on penser que c'est le contre coup de la sélection en fac de médecine ? celà n'engage que moi, mais je pense que certains très brillants étudiants (car il y a d'excellents résultats ) auraient pu trouver des places dans la recherche médicale ou biologie ( je connais un étudiant très performant qui est parti aux USA pour faire de la recherche sur le SIDA, travail jour et nuit, conférences et publications...un passionné ) plutôt que faire médecin généraliste avec peu de "contacts envers leurs patients".

par contre les moyennes obtenues dites"moyennes" auraient pu faire d'excellents généralistes parce que ces étudiants voulaient faire médecine, ou s'orienter effectivement sur des spécialités qui font défaut actuellement, plutôt que de choisir parfois par dépit la voie dentaire, kinés..que d'autres convoitent.

c'est vrai aussi que les mentalités ont changé en quelques années et par conséquent le travail et son organisation.

aujourd'hui il y a un article sur La Montagne intitulé " Ces violences que subissent les médecins"

est il normal de lire la suite : refus de prescriptions ou de certificats, arrêt de travail, etc..: les rapports entre docteurs et malades ne sont pas toujours un long fleuve tranquille. Et parfois, les seconds dérapent...

plus loin..les rancoeurs peuvent s'accumuler imperceptiblement..et un jour , ça dérape.

les violences verbales sont de plus en plus fréquentes....

on est dans une société du "tout, tout de suite" : les gens veulent le toubib, le diagnostic, et la solution instantanément, ce qui génère des frustrations..

l'alcool provoque aussi son lot croissant de dérapages (2 coups de poing reçus de la part d'un patient..)

on a tendance à se dire que ça fait partie du boulot...

etc..

scoobidoo
le 16/06/2014

Je trouve ça très inquiétant.

Déjà, maintenant, on a du mal à trouver un médecin traitant. Quand on a des pathologies multiples et difficiles à soigner, la plupart refusent. Même si ce sont de bons médecins, il faut du temps quand nous allons en consultation et eux n'en ont pas toujours assez.

Je fais 20 km pour aller voir mon médecin traitant, dans ma commune, il y en a une dizaine, aucun n'a voulu me prendre ! Heureusement, ils ont bien fait finalement, celle qui me suit est une perle rare.

Je ne pensais pas à cette violence en ville, c'est vrai que ça doit être particulièrement angoissant de travailler dans ces conditions.

La médecine n'est pas une science exacte, les médecins ont une obligation de moyens mais pas de résultat. Beaucoup qui se pensent "intelligent" l'ignorent.

Francine

pomme123
le 16/06/2014

il y,  a de moins en moins de médecins généralistes en France , le médecin traitant a 68 ans et ne trouve pas de remplaçant, dans la ville où j'habite il y a 4 ou5 généralistes qui partent en retraite, pour voir le généraliste il faut prendre un RV et attendre 2 ou 3 jours avant d'être examinée, il est vrai que les études de médecin sont longues(6 ou 7 ans)voir plus et il y a une grande sélection dès la première année; 80 à 90% n'iront pas jusqu'au bout, les externes ne gagnent presque rien (prime/mois)pour se loger, se nourrir il faut qu'ils travaillent à l'extérieur si les parents ne sont pas derrières, une fois  médecin les journées sont longues, les visites à domicile, ils n'ont plus de vie de famille; il faudrait créer des maisons médicales avec des gardes médicales dans chaque ville, mais il y a aussi les problèmes de sécurité à partir d'une certaine heure; entre temps on appelle le 15 ou SOS médecin pour la nuit à partir de 20h

G I G I
le 16/06/2014

Et que dire du désert médical en campagne

Les jeunes médecins ne veulent pas venir s'y installer !!

le 17/06/2014

ds notre ville,on est aussi en manque de generalistes,car cette annee,il y en a 5 qui ont pris leur retraite et n ont pas ete remplaces!!et pourtant,on a une fac de medecine a 30mm;mais tous les jeunes qui sortent veulent partir au soleil,et surtout ne pas avoir les horaires de fous qu ont nos medecins actuels!!cela devrait se passer comme pour les infirmieres,j ai une ecole a 50m de chez moi et toutes celles qui y passent,sont redevables a 3ans de travail ds notre departement;en echange de leur prise en charge par l ecole!si c etait le meme cas pour les medecins,cela rendrait les choses un peu moins complexes!il en est de meme pour les kines,j ai une amie qui n a toujours pas trouve d assistant et ce depuis 2ans,alors que l on a la fac a une demi-heure aussi;elle a meme ete ds les facs en belgique,pour essayer de recruter,mais c est toujours la meme reponse,"on ne veut pas rester ds cette region froide,on prefere le soleil!!"

comment voulez vous que l on y arrive,si tout le monde part travailler ds les plus belles regions,et nous laissent sans personne!!    

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