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De troublants cas de cancer de la thyroïde à Fukushima

21 oct. 2015 • 2 commentaires

De troublants cas de cancer de la thyroïde à Fukushima
Une récente étude japonaise met en cause les estimations de doses de radioactivité reçues par la population après la catastrophe de 2011 à la centrale nucléaire.

Les conséquences sanitaires de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, commencent à être reconnues par le gouvernement japonais qui a admis, hier, que la leucémie d'un ouvrier est liée aux radiations ionisantes reçues pendant son travail. L'homme était sur le site de la centrale entre octobre 2012 et décembre 2013. Trois autres cas sont toujours examinés par le ministère japonais de la Santé, rapporte l'AFP. «Généralement, ce type de cancer apparaît deux à dix ans après l'exposition», rappelle Jean-René Jourdain, adjoint à la direction de la protection de l'homme à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Une récente étude publiée dans Epidemiology par des chercheurs de l'université d'Okayama sur les 110 cas de cancer de la thyroïde détectés chez 298.000 enfants et adolescents de moins de 18 ans qui ont résidé dans la préfecture de Fukushima entre 2011 et 2014 divise les experts. «J'étais à une réunion la semaine dernière où plusieurs médecins de l'université de Fukushima étaient très critiques vis-à-vis de cette étude sur le plan méthodologique. Car il faudrait regarder l'apparition de nouveaux types de cancers sur les périodes 2015-2016 puis 2017-2018, et ne pas se contenter des mesures effectuées sur 2011 à 2014 sur les seuls cancers de la thyroïde chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Car dans cette préfecture, il n'existait pas de chiffres de référence avant l'accident», remarque Jean-René Jourdain.

Dépistage systématique après l'accident

De leur côté, les chercheurs assurent que 40 des 54 cas, opérés à l'hôpital universitaire de Fukushima, présentaient des métastases au niveau des ganglions, signe qu'il ne s'agit pas de cancers au stade précoce. Il ne s'agirait pas d'un simple effet du dépistage systématique après l'accident, alors que les chercheurs japonais avancent que le nombre de cancers de la thyroïde a été multiplié par 30. «On peut estimer qu'une campagne systématique multiplie par 7 le nombre de cancers de la thyroïde», précise l'expert de l'IRSN.

D'après les auteurs, les estimations de doses radioactives reçues par la population locale, publiées par l'Organisation mondiale de la santé, seraient fausses. Interrogée, l'OMS n'avait pas répondu hier soir.

LeFigaro.fr

Commentaires

le 21/10/2015

Bonsoir Julien,

Et merci de cet intéressant article. Je ne trouve pas que ces cas de cancers de la thyroïde soient troublants : il est assez logique que leur nombre augmente après les fuites radioactives observées dans l'eau et dans l'air. En mars 2011, les autorités japonaises avaient mis du temps à reconnaître la gravité des événements ; elles ne sont peut-être pas pressées de dresser un tableau complet des conséquences, qui se manifesteront encore pendant des décennies.

Cordialement.

le 22/10/2015

bonjour

surtout qu'ils n'ont toujours pas trouvé le réacteur...

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