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Attentats de Paris : ruée sur les somnifères

24 nov. 2015 • 9 commentaires

Attentats de Paris : ruée sur les somnifères
SPÉCIAL ATTENTATS. Il y a sept jours, la France connaissait les pires attentats de son histoire. Une violence qui impacte toujours notre vie quotidienne : santé, commerce, loisirs... Nombreux sont ceux qui se ruent sur les somnifères.
 
J'ai la boule au ventre », « je n'arrive plus à prendre le métro », « mon fils a perdu un ami au Bataclan ».
 
Ces derniers jours, la pharmacie d'Andrée Ivaldi, rue du Roule (Ier), à deux pas du Châtelet et des Halles, comme de nombreuses officines de la capitale, a pris des allures de confessionnal. « Ils se plaignent d'insomnie, de stress, de maux de tête. Le choc est encore plus violent qu'après les attentats contre Charlie Hebdo, constate cette pharmacienne. Quand ils passent la porte, les mines sont graves comme s'ils portaient le deuil », raconte cette professionnelle.
 
Que lui réclament ses clients ? Avant tout et d'abord des produits antistress : de l'Euphytose, à base de valériane, pour combattre les troubles de l'anxiété, du Dornomyl aussi, ce somnifère vendu sans ordonnance, pour mieux trouver le sommeil. Rue du Faubourg-du-Temple (Xe), c'est l'étagère du Rescue, ce cocktail homéopathique réputé antistress, qui a été prise d'assaut. « On a été littéralement dévalisés. On vient de passer commande pour en avoir en urgence la semaine prochaine », explique-t-on dans l'officine.
 
Le nombre d'appels à SOS Médecins ne baisse pas
 
A deux pas du restaurant la Belle Equipe, où 19 personnes sont mortes en terrasse vendredi soir, Sylvie Rosenweg, elle aussi, délivre d'abord des somnifères légers mais pas plus d'antidépresseurs que d'habitude. « Je m'attendais à voir passer plus d'ordonnances type Lexomil, Xanax, Tranxene, mais non. A mon avis, ceux qui sont très mal n'ont pas encore trouvé le ressort d'aller chez leur généraliste. »
 
Un signe inquiète Serge Smadja, le président de SOS Médecins Paris - Ile-de-France : la persistance du nombre d'appels. « On a eu un pic mardi mais, depuis, cela aurait dû diminuer. » Hier, ses équipes en étaient à une centaine de visites à domicile pour traiter crises d'angoisse ou attaques de panique chez des patients souvent âgés de moins de 45 ans. « L'assaut à Saint-Denis mais aussi le risque d'attaque chimique signalé par le Premier ministre ont réactivé la peur, remarque Serge Smadja. Soit ce risque est réel et il fallait bien évidemment le signaler, mais s'il ne l'est pas, il aurait été préférable de se taire », poursuit-il, un brin irrité.

LeParisien.fr

Commentaires

maritima
le 24/11/2015

Sans être réel un risque est toujours possible ! donc.....il fallait bien signaler ce pire qui n'arrive pas toujours.

le 24/11/2015

C est mieux d être au courant. 

lailaine
le 26/11/2015

Depuis le 13 Novembre je prends tous les soirs de l'homéopathie pour dormir, on ne peut pas s'empêcher de penser a ses horreurs !..

lilas blanc
le 27/11/2015

Je comprends parfaitement toutes ces personnes qui prennent de plein fouet toutes ces horreurs , comment ne pas ètre angoissé et stressé .
Pour ma part je me dis égoistement que j'ai de la chance de ne pas habiter une Grande Ville . Je pense que le Gourvenement a fait une "Grosse Bourde " en parlant d'une attaque Chimique " les Francais n'ont pas besoin d'ètre encore plus angoissé.

fadada
le 27/11/2015

Bonjour

Ne pas oublier cette date tragique

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