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Antibiotiques: près de 13.000 morts par an en France à cause de bactéries résistantes

Publié le 24 sept. 2015

Antibiotiques: près de 13.000 morts par an en France à cause de bactéries résistantes
Près de 160.000 patients développent chaque année en France des infections dues à des bactéries multirésistantes aux antibiotiques et près de 13.000 en meurent, selon la ministre de la Santé qui a annoncé mercredi un renforcement de la lutte contre ce fléau lié à la surconsommation d'antibiotiques.
 
"Après une relative stabilisation au cours des années 2000, la consommation globale d'antibiotiques est à nouveau en hausse depuis 2010. Les statistiques sont mauvaises", a relevé la ministre, Marisol Touraine, en recevant le rapport du Dr Jean Carlet sur les antibiotiques. 
La trop grande prescription d'antibiotiques en ville comme à l'hôpital favorise en effet l'apparition de résistances, a-t-elle rappelé.
Le risque est "désormais chiffré". "Nous savons désormais que près de 160.000 patients contractent, chaque année, une infection par un germe dit multi-résistant, et que près de 13.000 patients en meurent directement. 13.000 décès par an, c?est gigantesque", a-t-elle dit dans un discours prononcé à cette occasion. 
 
Face à l'ampleur de ces chiffres issus d'une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS) cités dans le rapport, Mme Touraine entend donner un "nouvel élan" à la lutte contre l'antibiorésistance et au plan d'alerte sur les antibiotiques 2011-2016. Un plan qui a fixé comme objectif de réduire la consommation d'antibiotiques de 25%. 
 
Pour la ministre de la Santé, il convient de mieux coordonner au niveau national les actions de lutte contre l'antibiorésistance avec pour objectif de "faire passer la mortalité liée à l'antibiorésistance au dessous de la barre des 10.000 décès par an".
"Mauvais élève européen", la France consomme toujours trop d'antibiotiques. Elle consomme 30% d'antibiotiques de plus que la moyenne européenne et presque trois fois plus que les Pays-Bas, la Suède ou la Norvège, selon le rapport.
 
Dans le cadre d'une relance de la sensibilisation du public aux dangers de l'abus d'antibiotiques, la ministre soutiendra la demande d'associations de patients, le LIEN et AC2BMR, et de la société française de pathologies infectieuses, de faire de la lutte contre l?antibiorésistance la grande cause nationale pour 2016.
 
Sur la base des recommandations du rapport, la ministre a également souhaité que soit "mieux encouragé la recherche et l?innovation" sur la résistance aux antibiotiques, à travers le lancement, dès 2016, d?un plan national interdisciplinaire de recherche sur l?antibiorésistance, piloté par l?Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) et l?Alliance nationale de recherche pour l?environnement (AllEnvie).
Elle a également souhaité "défendre la reconnaissance d?un statut à part pour les antibiotiques" afin d'encourager les entreprises à innover et développer de nouveaux.

LeParisien.fr

14 commentaires

lys222
le 24/09/2015

.

le 24/09/2015

Comment Marisol Touraine compte t-elle faire pour diminuer l'antibiorésistance ?. Il est trop tard, il fallait agir bien avant. Donner un antibiotique pour une angine virale, à qui la faute : au médecin généraliste et non pas au patient. Tout ce qu'elle veut faire existe déjà. Il y a déjà depuis plusieurs années des services d'hygiène dans les hôpitaux, certes le personnel est obligé d'aller aux réunions, mais les chirurgiens s'en moquent. Pourquoi y a t-il autant de maladies nosocomiales dans les hôpitaux ?. Les chirurgiens sortent à l'extérieur avec les mêmes sabots que ceux qu'ils portent au bloc. Je suis révoltée de lire des articles de nos parlementaires........

fadada
le 24/09/2015

Bien dit Lianka car ma femme travaille dans un hopital et elle vient de lire ton texte

Elle a dit    c'est bien vrai tout ça

Bonne soirée

le 24/09/2015

@lianka 

Bonsoir Lianka,

Pourquoi êtes-vous révoltée de lire des articles de nos parlementaires ?

Cordialement,

le 24/09/2015

Bonsoir @Banting3, je suis révoltée dans la mesure où je connais très bien le sujet, trop bien et que Mme Touraine, agrégée de sciences économiques et sociales, fille de médecin certes mais elle, elle ne connait pas la médecine.

Alors connaitre les bactéries, le phénotype sauvage, c'est à dire la résistance naturelle d'une bactérie précise à chaque antibiotique et famille d'antibiotiques, savoir interpréter un antibiogramme n'est pas une chose simple, d'ailleurs beaucoup de laboratoires de bactériologie lisent ce qu'ils voient mais ne l'interprète pas (malheureusement) d'où la mauvaise prescription médicale du médecin traitant qui lui ne s'y intéresse pas non plus tout comme les médecins des hôpitaux sauf certains médecins spécialisés en maladies infectieuses.

Ce n'est pas en diminuant la consommation d"antibiotiques (si nécessaire) que l'on va diminuer les résistances déjà installées.

Les patients sont également responsables, si vous avez besoin de prendre un antibiotique pour une infection, il est IMPÉRATIF de prendre celui ci le temps que le médecin vous le prescrit, minimum 5 jours, même si vous avez l'impression d'être guéri.

J'espère que vous m'avez comprise, bonne soirée ou nuit.

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