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Patients Stéatose hépatique non alcoolique

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Sujet de la discussion

Membre Carenity • Animatrice de communauté
Posté le

Aujourd’hui, le 12 juin devient officiellement la Journée internationale de la stéatose hépatique non alcoolique*. L’occasion de sensibiliser le grand public à ce nouveau mal du siècle grâce à notre communauté NASH sur Carenity.

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Maladie du soda, maladie du foie gras, stéatose hépatique non alcoolique, NASH… Peu importe le nom qu’on lui donne, cette affectation du foie est appelée à devenir la prochaine épidémie mondiale. Une Journée internationale de la NASH était donc plus qu'attendue. Un adulte sur trois dans le monde en est atteint et un sur cinq en France. La NASH concerne 12% des Américains et 6% des Européens (New England Journal of Medecine). Et ce syndrome du foie gras est déjà devenu la première cause de transplantation hépatique aux Etats-Unis.

L’absence de symptômes retarde le diagnostic

Ces chiffres alarmants démontrent l’urgence d’une meilleure sensibilisation, particulièrement s’agissant des 30% de la population mondiale en surpoids. Car le poids est un des facteurs de la NASH. 76% de nos répondants ont déclaré être en surpoids et 24% souffrir d’obésité. 68% ont également indiqué avoir de l’hypertension artérielle et 53% un diabète de type 2.

Ces pathologies doivent engendrer une surveillance accrue du foie. Car le problème principal de la NASH est son absence de symptômes, ce qui retarde son diagnostic. 30% de nos répondants l’ont découvert lors d’un examen de contrôle ou d’une prise de sang. Et si 26% n’ont toujours aucun symptôme développé, les autres n’ont pas cette chance. 44% évoquent des enflures aux jambes et aux pieds, 32% des troubles mentaux (comme la perte de mémoire), 26% des ecchymoses et 21% une urine plus foncée.

Changer son hygiène de vie

Un régime alimentaire plus sain permet parfois une régression des symptômes. Voilà pourquoi 59% ont adopté un régime allégé en sucre et allégé en matière grasse. 38% d’entre eux n’éprouvent aucune difficulté à s’y tenir. D’autres ont plus de mal mais ils s’accrochent par nécessité : « Quelques difficultés dues à ma gourmandise mais je paie tellement cher le moindre écart que je m'y plie de plus en plus facilement… »

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Souvent conseillé par un spécialiste (29%), un nutritionniste (25%) ou leur médecin traitant (21%), chacun s’efforce de suivre leur « protocole nutritionnel » même si les « c’est compliqué car tous les produits industriels contiennent énormément de sucre, sel, lipides ». Parmi les 30% de nos répondants qui ne suivent aucune restriction alimentaire, 40% s’interrogent, n’ayant eu aucun conseil médical à ce sujet et 20% avouent un manque de motivation.

L’impact anxiogène de la NASH

Certains vivent sereinement sans symptômes et en essayant de manger mieux. D’autres, en revanche, vivent une expérience plus traumatisante de la NASH. Notamment à cause du rapport entre problème de foie et alcool. « Ne buvant pas, se faire traiter d’alcoolique avec arrogance et condescendance est profondément humiliant. Il serait temps de former les médecins et de leur apprendre l’empathie et qu’ils ne sont pas Dieu. » « Les médecins ont, hélas, souvent le réflexe de dire: "Arrêtez de boire!" C'est choquant et vexant. »

« C’est anxiogène car je me sens impuissant par rapport à une pathologie peu prise au sérieux par la médecine de ville en fonction des critères cliniques observables. » « Je me sens coupable de ma maladie. » Car la NASH est souvent un signal d’alerte pour la plupart des patients : « J’ai pris conscience que je devais maigrir et avoir une meilleure hygiène de vie. »

Aujourd’hui, la communauté touchée par la NASH espère un traitement. « A 64 ans, cela m’inquiète sur mon avenir de senior souhaitant si possible rester "en bonne santé" le plus longtemps possible. » « C’est comme une épée de Damoclès d’autant plus que ma mère est décédée prématurément des suites d’une NASH. » « J’espère et je fais confiance en la médecine. » Plusieurs laboratoires sont d’ailleurs en compétition pour mettre au point un premier médicament efficace.

*Grâce à une initiative de The NASH Education Program

Et vous, connaissez-vous quelqu’un touché par la NASH ?

Début de la discussion - 13/06/2018

NASH : première journée internationale pour la maladie du soda
Membre Carenity
Posté le
Bon conseiller

Bonjour. Je sais que j’ai un foie gras. Mon généraliste part sur le principe qu’il s’agit d’une cause nutritionnelle et non un effet secondaire de mes nombreux médicaments ou une défaillance du foie lui-même.

Les corrélation entre diabète T2 et « foie gras » ou NASH et entre Diabète et épression sont ce qu’elles sont. Du coup, on nous explique que si on changeait de mode de vie ou d’alimentation tout irait bien. Et l’on nous loue les évidents effets de régimes basses calorie.

On tourne en rond autour d’un discours qui consiste à dire : si vous n’etiez Pas vous et vos problèmes, vous iriez très bien. Le problème, ce serait soi. Et là, rien comme rédemption. Culpabilisation. C’est court. D’auta Que la plupart des traitements annihilent la volonté ou conduisent à l’epuis du corps. 

D’accord, j’y vais un peu fort. N’a-t-on pas une vision déterministe morbide de ces maladies et ne peut-on sortir de cette vision ? Qu’aurait-on si l’on plaçait des équipes de chercheurs sous l’analyse de psychologues pour voir s’il ne tournent pas trop en rond ? Les diabétiques T2 sont-ils définitivement des patients dont on cherche à prouver la culpabilité ? 

La maladie du soda, du sucre et de la graisse... dans les magasins, que l’on achète sucre, gras ou maigre, par 100g on arrive quasi au même nombre de calorie. Pourquoi parler de la malbouffe au lieu de la mauvaise offre nutritionnelle ? A bientôt. 

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