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Patients SIDA-VIH

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Alors que les trithérapies doivent être prises de façon quotidienne, le médicament que les scientifiques essaient de mettre au point pourrait permettre de passer à un rythme hebdomadaire.

pilules

Prendre un seul médicament par semaine pour traiter sa séropositivité. Des chercheurs ont annoncé, dans un communiqué de presse, mardi 9 janvier, la mise au point d’une capsule qui libère graduellement un médicament. En l’ingérant une fois par semaine, la capsule largue chaque jour la dose nécessaire de traitement dans l’organisme.

L’équipe de l’hôpital de Brigham à Boston (US) et du MIT, qui publie ces résultats dans Nature Communications, a testé leur nouvelle capsule sur des porcs dans la mesure où "l’anatomie de leur estomac ressemble étroitement à celle des humains".

Une fois dans l’estomac, l’enveloppe de cette pilule nouvelle génération se déplie pour laisser place à une étoile de 4 cm de large. Avec ses six branches, elle peut contenir différents médicaments, qui sont chacun libérés graduellement en fonction de la posologie. La capsule est trop large pour passer dans l’intestin afin qu’elle reste dans l’estomac… jusqu’à la fin de son labeur. Une fois le travail accompli, l’étoile est brisée en morceaux et évacuée par l’intestin.

Testé pour le VIH

Les chercheurs ont donc donné à des porcs cette capsule, dans laquelle ils avaient embarqué les médicaments pour la trithérapie anti-VIH (dolutegravir, cabotegravir et rilpivirine). Et ils ont mesuré, tous les jours, la dose de médicaments présents dans l’organisme des cochons.

Selon Giovanni Traverso, le coordinateur de l’étude, "ces systèmes de dosage sont aussi, voire plus efficaces, que les doses quotidiennes données actuellement pour le traitement du VIH". En effet, comme le rappelle l’hôpital de Brigham de Boston (États-Unis) dans son communiqué, peu de personnes se conforment à leurs prescriptions. Or un patient non rigoureux dans le suivi d’un traitement antirétroviral, coûteux et accompagné d’effets secondaires importants, risque de laisser le VIH se reconstituer, de développer une résistance aux médicaments, ou de transmettre sexuellement le virus.

Selon l’étude, tant les personnes qui prennent un traitement contre le virus, que celles qui ont un usage préventif des antiviraux, pourront prendre cette capsule de façon hebdomadaire. Avant que la capsule ne soit lancée pour un usage thérapeutique chez l’homme, d’autres tests seront nécessaires.

Autres maladies chroniques

Mais les scientifiques voudraient que ce dispositif médical soit utilisé chez des patients qui présentent d’autres maladies chroniques et qui doivent suivre un traitement très contraignant. Pour mener à bien cette étude, les chercheurs se sont d’ailleurs appuyés sur une précédente publication étudiant la prévention de la malaria grâce à une capsule similaire.

Concernant le VIH, les chercheurs pensent pouvoir éviter avec elle 200.000 à 800.000 infections sur vingt ans. Selon l’ONUSIDA, 1,8 million de personnes ont été infectées par le HIV dans le monde en 2016, et 36,7 millions vivent avec la maladie, dont plus de 20 millions traitées avec des antirétroviraux.

Source : Le Figaro Santé

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