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Patients Parkinson

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Sujet de la discussion


anonymous avatar Membre Carenity • Animatrice de communauté
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Bon conseiller

Ce programme d’exercices liés à la boxe est originaire d’Indianapolis, aux États-Unis, et connaît une progression plus qu’intéressante un peu partout en Amérique du Nord depuis son lancement, en 2006. A quand la France ?

boxe-parkinson

Johanne Benoît savait que quelque chose clochait. Un mal mystérieux qui l’affectait depuis une vingtaine d’années. Ce n’est que depuis deux ans qu’elle sait qu’elle a Parkinson. Une maladie de vieille personne. Plutôt que de se laisser abattre, elle fréquente le Club de boxe de Sherbrooke au Québec afin de mettre la maladie K.-O.

Johanne Benoît fut l’une des toutes premières participantes à s’inscrire au programme « Rock steady boxing », depuis juin dernier. En tout, ils sont dix-sept boxeurs et boxeuses, de 42 à 82 ans, à taper dans le sac pour combattre la maladie de Parkinson, à raison de deux fois par semaine.

Sherbrooke est la première ville au Québec à accueillir « Rock steady boxing ». « J’ai entendu parler du programme par mes lectures scientifiques sur Parkinson, explique Johanne qui, dans la vie, est traductrice médicale. Je connaissais les recherches à propos des bienfaits de l’exercice physique pour la santé, spécialement dans la maladie de Parkinson. Je rêvais que ce programme s’établisse à Sherbrooke ! J’ai appris qu’on donnait le cours au CBS par l’entremise de l’association (Parkinson Estrie) et je voulais être la première à m’inscrire. »

Un défoulement

Chez Johanne, les symptômes de la maladie se manifestent sur le côté gauche de son corps. « Taper sur un sac, c’est exigeant, car c’est dur de bouger avec la maladie, il y a une lenteur et une raideur qui se sont installées avec la maladie. Ça défoule et ça m’amène à faire des mouvements que j’ai oublié de faire. Je ne veux surtout pas arrêter. »

En petits groupes, les boxeurs s’exercent à leur rythme, sans craindre le jugement ou la curiosité. « C’est une tout autre dynamique. Dans la vie de tous les jours, on a tendance à vouloir cacher notre handicap et il y a certains mouvements qu’on n’ose pas faire, car ça cause des tremblements. On apprend à bouger autrement. Surtout, on ne veut pas toujours expliquer les tremblements. Mais ici, entre nous, même si on n’a pas tous les mêmes handicaps ou les mêmes difficultés, on se comprend et on s’encourage », a dit Johanne.

« Je vis avec une fatigue quotidienne, je dois gérer mon énergie, et l’exercice m’aide à m’énergiser. On vit avec des hauts et des bas, mais on apprend à composer avec ces difficultés et de garder une attitude positive. C’est important d’apprendre à se relever et de continuer. Je fais aussi d’autres activités, comme la danse. Je choisis ce qui me plaît. Il faut se raccrocher à quelque chose qui nous motive et là, on prend un nouveau départ. »

L’objectif : se dépasser

Les participants au programme « Rock steady boxing » profitent chaque semaine d’un entraînement préparé conjointement par un entraîneur de boxe du Club de boxe de Sherbrooke et par Andréanne Tanguay. Cette dernière est professeur agrégé à l’Université de Sherbrooke, infirmière de formation et actuellement en poste à l’école des sciences infirmières. Son but est de coordonner les informations, les données et les observations afin de démontrer preuves à l’appui des bienfaits de l’entraînement de boxe. « Des études récentes ont confirmé les bienfaits de l’entraînement en force et en puissance chez les gens atteints de la maladie de Parkinson. Ce qui les aide à mieux contrôler les symptômes associés à la maladie donc, améliorer leur qualité de vie. »

Depuis juin dernier, Andréanne Tanguay s’implique directement avec les participants au Club de boxe de Sherbrooke et les entraîneurs du club. « Je veux démontrer et faire valoir les impacts positifs de la boxe. Et de façon très qualitative, de ce que j’ai observé jusqu’à présent, je vois l’amélioration chez les participants. Surtout au niveau de l’autonomie. Les participants ont plus de facilité à se déplacer, ils ont plus de force, un meilleur équilibre. Tous se développent et s’améliorent à leur façon. Comme je le répète à mes boxeurs, l’important c’est de se dépasser soi-même. »

« Tous nos participants connaissent des succès. Et c’est impressionnant. Certains ne pouvaient même pas faire bouger le sac de frappe, au départ, tellement la force n’y était pas. Maintenant, ils en sont capables. Une participante n’arrivait plus à entrer seule dans l’auto de son fils. Non seulement peut-elle le faire maintenant, mais elle réussit à prendre l’autobus seule », explique Mme  Tanguay.

La cohorte actuelle comporte dix-sept participants et d’autres évaluations sont en cours. « On était seulement quatre, au début, et on sera bientôt vingt. Ce que j’aime, c’est que personne n’a abandonné. C’est un signe que ça leur fait du bien. Le volet sociabilisation, la camaraderie, c’est important aussi. »

Le programme « Rock steady boxing » existe dans plusieurs villes canadiennes, dans plus de 400 villes américaines mais aussi en Australie par exemple.  « Ce n’est pas juste un projet pilote, précise Andréanne Tanguay qui agit à titre de coordonnatrice et directrice scientifique du programme. J’espère la pérennité du projet. L’aspect boxe est important, mais on fait aussi plusieurs autres exercices qui travaillent sur la posture, la démarche, la voix aussi, qui se perd, l’écriture, la motricité fine. Je veux qu’on poursuive les recherches afin de démontrer l’importance et les bénéfices de ce programme. »

Source : La Tribune

Début de la discussion - 26/10/2017

Le Québec envoie Parkinson au tapis !

anonymous avatar Membre Carenity
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Le mot box est dévoyé et j en suis ravi car le grand champion  Mohamed  Ali  est devenu  Parkinsonien par le ring. Taper dans un sac  faire de la gym soutenue  lever de la fonte courir  marcher 10 km tout est bon pour stimuler notre corps et reagir face a toutes pathologies. 

Mais si ça  vient  des states pour certains  c est mieux! 😆

Prenez  soin  de vous jc

Le Québec envoie Parkinson au tapis !

anonymous avatar Membre Carenity
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c'est la même chose pour moi 

je peux faire 150 km à pied sur le chemin de st jacques et faire du freezing

Le Québec envoie Parkinson au tapis !

anonymous avatar Membre Carenity
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@Louise-T Bonsoir Louise, dans votre questionnaire sur le stade de l'avancée de notre maladie il n'est pas prévu la régression.

Je peux donc vous annoncer qu'aujourd'hui je suis soulagé de ma MP à 90 %, comme quoi se prendre en main et ne pas être qu'un patient "patient" J'ai donc fais mieux que le Canada! j'ai envoyé ma MP au tapis et avec comma profond!!

Bien cordialement.

Le Québec envoie Parkinson au tapis !

anonymous avatar Membre Carenity
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Bravo Leparigo. Je suis moi aussi persuadée qu'on peut arriver à faire régresser cette maladie, en comptant sur nous-mêmes et en étant à l'écoute de l'expérience positive des autres. Je fais beaucoup de recherches et j'en apprends tous les jours...

Pour en revenir à la boxe-thérapie, j'ai découvert sur le net le formidable site de Rock Steady Boxing il y a 2 ans, au tout début de ma maladie. La création de ce club d'Indianapolis qui a aujourd'hui plusieurs centaines de succursales dans le monde repose sur une histoire d'amitié : ne sachant pas comment aider un ami atteint de Parkinson, un boxeur lui a proposé de venir à l'entraînement et de faire ce qu'il pouvait... Son état s'est tellement amélioré que les 2 amis ont eu l'idée de créer le 1er Rock Steady Boxing, dont le succès n'a fait que croître depuis.

J'ai cherché s'il y avait quelque chose de similaire en France, rien. En Europe, il y a des expériences isolées de boxe-thérapie en Belgique et au Luxembourg, un Rock Steady Boxing club en Italie... J'ai contacté la Fédération Française de Boxe qui ne connaissait pas du tout mais qui s'est montrée intéressée. On m'a donné des contacts de boxeurs susceptibles d'être intéressés dans ma région (sur Marseille). J'avais peur d'être ridicule mais j'ai été très agréablement surprise et touchée par l'accueil et l'ouverture d'esprit de ce milieu, personne n'avait entendu parler de la boxe-thérapie mais tous se sont montrés partants pour m'accueillir. J'ai très vite trouvé un club sur Aubagne où j'ai pu m'initier. L'entraîneur m'a fait faire des exercices classiques, évidemment adaptés, au ralenti... Déjà le fait d'enfiler des gants de boxe, c'est une sensation nouvelle, on se sent plus fort... Moi, me retrouver dans une salle de boxe, qui l'eut cru ! Il n'est pas question de combats mais que d'exercices : taper dans le sac, enchaîner direct/crochet/uppercut etc. On peut en avoir une idée dans cette vidéo (une expérience en Belgique) :

http://magikboy.blogspot.fr/2011/05/la-boxe-therapie-pour-la-maladie-de.html

Hélas j'ai dû arrêter car j'ai dû quitter la région et j'ai eu un gros passage à vide mais maintenant que ça va mieux je voudrais bien m'y remettre. J'aimerais bien qu'on soit un petit groupe, c'est plus motivant que seule. Si vous êtes intéressé(e) n'hésitez pas à me contacter, ça serait sur Aubagne (13), dans la journée.

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