Choisir la dialyse péritonéale
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Comment accepter la maladie et la greffe

Découvrez l’histoire d’Annelise Cottenet, secrétaire de l’association Montagnes d’espoir.

Annelise Cottenet a un regard à la fois doux et perçant. Elle a aussi un éclat de rire qui emplit l’air et une bonne humeur hors du commun. Son parcours de santé est pourtant aussi déroutant qu’effrayant.

Tout commence en 2009 alors qu’Annelise va se faire vacciner contre la grippe chez son généraliste et lui mentionne qu'elle a souvent des bleus sur les poignets ou les bras alors qu'elle ne se cogne pas. Son médecin lui fournit une ordonnance pour une prise de sang complète en lui disant de ne pas la faire dans six mois comme à son habitude. Coup de chance, le lendemain matin, elle se lève de bonne heure et – pour faire mentir son médecin – va effectuer son bilan sanguin.

Quelques heures plus tard, coup de fil : "On vous attend à la clinique demain. Faites un sac, vous serez hospitalisée." Annelise, qui n’est pas d’une nature inquiète, se présente sans affaire de rechange le lendemain à 8h30. "Tout le monde m’attendait, je trouvais ça très pratique, rit-elle. La totalité des examens n’a pris que quinze minutes !" Le verdict, en revanche, est sans appel. "On m’a dit : "Vous êtes à l’article de la mort, on ne comprend même pas comment vous êtes encore debout.""

Les reins d’Annelise sont atrophiés, ils mesurent 3 et 4 cm (contre environ 11 cm pour une personne saine). La jeune femme est immédiatement hospitalisée pour faire un bilan pré-greffe, la dialyse se met en place dans la foulée et son nom est inscrit sur la liste d’attente de greffe. "L’équipe a été formidable. Les infirmières m’ont vraiment accompagnée et le médecin m’a dit : "On va se tutoyer tout de suite parce qu’on va passer plus de temps ensemble que vous avec votre mari."", sourit-elle toujours.

Chef du gang de la néphro

Annelise entame alors une dialyse péritonéale c’est-à-dire qu’elle est "branchée" par un câble relié au péritoine toutes les nuits pendant onze heures et demie. "C’était un choix. Certains sont contre, ils ne veulent pas amener l’hôpital à la maison ou alors ils n’ont pas l’espace parce que ce sont de grosses machines. Et puis, il faut en parler avec sa famille parce que là, vous amenez quand même l’hôpital directement dans votre lit !"

Au début, Annelise refuse sa maladie. Elle se sent toujours en forme et continue à travailler à plein temps jusqu’à ce que son corps la lâche. Elle passe alors à mi-temps avec difficulté. "Je ne voulais pas me reconnaître malade. J’ai d’ailleurs mis un an à monter mon dossier d’invalidité. Tout ça est tellement tombé de nulle part ! Mais j’ai appris vite. Ma maladie est devenue ma force."

Et c’est ainsi qu’Annelise et sa bonne humeur contagieuse ont lancé Montagnes d’espoir avec Emmanuel Gastaud. "Je suis quelqu’un qui aime le contact, avoue-t-elle. Je fais beaucoup de soutien sur les groupes Facebook mais plutôt en off. J’envoie des messages privés, j’appelle, je me déplace."

Au CHU de Dijon où elle a formé son "gang de la néphro", elle rencontre aussi les nouveaux patients et leurs familles pour les rassurer. Elle anime aussi des formations pour les infirmières de la réanimation. Et de temps en temps, elle rencontre des familles de donneurs décédés. "C’est un échange très précieux pour eux. Et c’est une expérience très touchante pour moi. Mais ce n’était pas facile au début et certains greffés n’en sont pas capable." Annelise anime aussi un blog et une page Facebook où elle raconte sa vie au quotidien. Histoire de s’occuper…

Découvrir le parcours d’Annelise Cottenet sur son blog et sur Facebook.

Découvrez Montagnes d'espoir et l'article que nous avons consacré à l'association

Commentaires

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le 20/02/2018

Bravo et courage.

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le 21/02/2018

Bravo pour l'initiative de création de cette association,
En espérant que vous avez été greffée depuis.