Le témoignage de Florian

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Vivre avec le diabète ne m'empêchera pas de faire le tour du monde en sac à dos

Découvrez le témoignage de Florian, membre Carenity et diabétique de type 1.

Florian, 28 ans et membre Carenity, est diabétique de type 1 depuis l'âge de 13 ans. Il a toujours entendu la liste des choses à ne pas faire avec cette maladie. Aujourd'hui, il prouve que c'est tout de même possible de réaliser ses rêves malgré les contraintes du diabète, en partant faire le tour du monde.

1 - Bonjour Florian, votre diabète de type 1 a été diagnostiqué à l'âge de 13 ans. Comment avez-vous réagi face à ce diagnostic ? 
Je connaissais déjà la maladie dans la mesure où ma sœur était diabétique depuis 10 ans lorsque j'ai été diagnostiqué diabétique. Je suis passé du rôle de spectateur à celui d'acteur de la maladie. Chez moi, nous mangions déjà le moins sucré possible afin de s'adapter au régime de ma sœur. J'ai donc relativement bien vécu ce diagnostic car je savais ce qui m’attendait.

2 - La maladie a t-elle été une barrière dans votre vie quotidienne ? 
Le diabète n'a pas été une barrière dans ma vie quotidienne. Je ne l'ai jamais vécu comme telle. Excepté au moment de faire mes injections d'insuline (qui sont aujourd’hui devenues des réflexes), rien ne me différencie d'un individu sain.

3 - Aujourd'hui, vous avez décidé de faire face au diabète en faisant le tour du monde. Pourquoi un tel projet ?
J'aime voyager. J'avais beaucoup voyagé en Europe. Il était venu le moment pour moi de faire un plus grand périple.

Je n'ai pas pensé au diabète en planifiant ce voyage. J'ai planifié le voyage de mes rêves et ensuite je me suis demandé comment je pouvais gérer mon diabète lors de ce tour du monde. Et cela ne semblait pas être si compliqué alors je suis parti.

Gérer son diabète au quotidien à l'autre bout du monde n'est pas tellement différent de sa gestion chez soi..

4 - Quels conseils pourriez-vous donner à un diabétique qui souhaiterait partir en voyage ?
Il faut anticiper l'approvisionnement en insuline. Il est clair que dans certains pays sous-développés, on n'en trouvera pas.

Il faut privilégier les grandes villes, avec plus de pharmacies et donc plus de chances de trouver ce que l'on cherche.

Le traitement et les visites chez le médecin (surtout en Amérique du nord) ont un coût élevé. C'est pourquoi j'ai souscris à la caisse des français de l'étranger. Cette caisse rembourse mes frais à la hauteur du tarif français.

L'adhésion à la CFE est assez chère aussi mais on ne sait jamais, il n'y a pas que le diabète dans la vie, et il vaut mieux être assuré en cas de problème !

Aussi, il peut être bon de stocker de l'insuline chez de la famille ou des amis avant de partir et de s'en faire livrer en cas de problème.

Cela est valable pour tout le monde, diabétique ou non, mais il faut éviter de se mettre en danger inutilement car les soins dans un hôpital en Bolivie ou au Pérou par exemple n'ont rien à voir avec ceux dispensés en France, et croyez-moi, pour y avoir fait un tour (pas pour moi), on aimerait éviter de fréquenter ce genre d'établissement...

Après, s'il s'agit d'un voyage plus court, je pense qu'il ne faut vraiment pas stresser. Il n'y a pas de grandes différences entre gérer son diabète chez soi ou en voyage, à part les paysages que l'on a devant soi quand on fait son injection d'insuline peut-être ! 

J'essaie de répondre aux questions que j'ai pu me poser quant à la gestion du diabète en voyage sur mon site : www.troarbed.net

 5 - Vous avez déjà parcouru un grand nombre de pays. Avez-vous des anecdotes à nous raconter ?
Je suis allé du Brésil en Patagonie argentine. Puis je suis remonté jusqu'en Colombie. De là je suis allé au Mexique, à New York, au Canada, en Corée, au Japon, en Chine. Je suis actuellement au Népal et il me reste encore quelques pays à découvrir.

Je vis la meilleure expérience de ma vie.

J'ai vu des baleines à 15m de la plage et j'ai nagé avec des lions de mer en Patagonie. J'ai dormi dans la forêt amazonienne. J'ai vu le Machu Picchu vide, magnifique, à l'ouverture du site. J'ai nagé avec des tortues au Mexique. J'ai fait du traîneau à chiens au Québec. J'ai vu le mont Everest dépasser des nuages depuis mon hublot, entre la Chine et le Népal. J'ai affronté des températures allant de -40 à +40 degrés !

Bref, je vis à fond et ce n'est pas mon diabète qui m'empêche de faire tout cela !

6 - Enfin, quel message aimeriez-vous faire passer à tous les diabétiques ?
Je pense que le moral est très important dans la bonne gestion du diabète. A partir du jour où on se fait diagnostiquer diabétique, on entend la liste des choses à ne pas faire. On oublie souvent de nous dire ce qu'il est possible de faire.

Vivre avec le diabète ne vous empêche pas de bien vivre, ni de réaliser vos projets aussi extraordinaires soient-ils. Je suis diabétique depuis 15 ans, je fais le tour du monde et tout se passe bien !

Restez positif ! Restez confiant et vainquez votre maladie en réalisant les projets qui vous tiennent à cœur !

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